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Cas de grippe aviaire en Europe

 
 
Cas de grippe aviaire en Europe

L'Etat renforce les mesures de surveillance de la faune sauvage. En savoir plus.

Des cas d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 ont été détectés depuis le 27 octobre 2016, chez les oiseaux sauvages et dans des élevages commerciaux en Hongrie, Pologne, Allemagne, Croatie, Pays-Bas, Danemark, Suisse, Autriche. Cet épisode n’a aucun lien avec l’épizootie qui a sévi en 2015-2016 dans le Sud-Ouest de la France.

Même si le dispositif de surveillance n’a pas permis d’identifier un seul cas d’ IAHP H5N8 en France, ni en élevage, ni sur la faune sauvage, la période actuelle de migration des oiseaux sauvages augmente le risque de propagation de la maladie. Le virus en cause est en effet considéré comme très contagieux pour les volailles. Il est susceptible d’infecter toute espèce d’oiseau domestique ou sauvage, mais pas l’homme.

Par mesure de précaution, les nombreux cas déclarés en Europe ont amené le ministre de l'Agriculture à modifier, à compter du 17 novembre 2016, le niveau de risque épizootique, qui était jusqu’alors « négligeable », sur l’ensemble du territoire français. Ce niveau est désormais considéré comme « élevé » dans certaines « zones à risque particulier » et « modéré » sur le reste du territoire métropolitain. Ces « zones à risque particulier » correspondent à des zones humides qui concentrent la faune sauvage et constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, où la probabilité de l'infection de l'avifaune sauvage par un virus de l'IAHP est jugée plus élevée que sur le reste du territoire.

91 communes jurassiennes sont incluses, par un arrêté ministériel du 16 novembre 2016, dans 3 « zones à risque particulier » : lac de Chalain, vallées de la Saône et de la Seille, vallées du Doubs et du Haut-Doubs.

Téléchargez la carte des "zones à risque particulier" 

Téléchargez la liste des communes du Jura

L’élévation du niveau de risque épizootique entraîne deux types de mesures :

  • Le renforcement de la biosécurité (prévention des contaminations) en élevage,
  • Le renforcement de la surveillance chez les oiseaux sauvages et en élevage.

Les mesures de prévention et de surveillance en élevage sont applicables à tout détenteur, professionnel ou non, de volailles ou de toutes autres espèces d’oiseaux.

En particulier, le confinement général des volailles et oiseaux ou la pose de filets devient obligatoire pour tout élevage situé en « zone à risque particulier », sauf dérogation réservée à certaines situations particulières. 

Le ministère de l'Agriculture a déclenché avec l’appui de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage), un plan de surveillance active renforcé de la faune sauvage sur l'ensemble du territoire. Dans ce cadre, tout citoyen peut signaler au numéro de permanence de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage du Jura (03 84 86 81 79) toute mortalité d’oiseaux sauvages.

Ainsi, sur l’ensemble du territoire, les mesures applicables sont les suivantes :

  •   Mesures de surveillance : 
  •  chez la faune sauvage :  

Une surveillance des mortalités anormales d’oiseaux sauvages est mise en œuvre depuis plusieurs années sur l’ensemble du territoire. Elle vise à détecter le plus précocement possible la présence et l’extension de la maladie. Le ministère de l'agriculture vient de déclencher, avec l’appui de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage), un plan de surveillance active renforcé de la faune sauvage sur l'ensemble de son territoire. Dans ce cadre, la vigilance de chacun est appelée pour signaler au numéro de permanence de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage du Jura (03 84 86 81 79) toute mortalité d’oiseaux sauvages.

  •  En élevages :  

Chaque détenteur d’oiseaux procède à une surveillance des oiseaux qu’il détient pour déceler l’apparition de symptômes de maladie ou la présence de cadavres d’oiseaux captifs ou sauvages. Dans les élevages commerciaux, cette surveillance doit être quotidienne et inclure la détection de chutes anormales de ponte ou de consommation d’eau ou d’aliments. Le détenteur est tenu de déclarer sans délai au vétérinaire tout comportement anormal et inexpliqué des oiseaux ou tout signe de maladie.

  •   Mesures prévention 
  •  biosécurité en élevage : 

Les services de l’Etat rappellent aux détenteurs professionnels et particuliers l’importance de bien mettre en place les mesures de biosécurité dans leur élevage ou basse-cour. Ces mesures de biosécurité renforcées par l'arrêté du 8 février 2016 suite à l’épizootie qui a frappé de Sud-Ouest en 2015-2016 sont d'application nationale depuis le 1er juillet 2016.

  Retrouvez les mesures de biosécurité détaillées

  •  Autres mesures : 

La mise en mouvements des appelants pour la chasse au gibier d’eau et les lâchers de pigeons voyageurs sont interdits.

Par ailleurs, les mesures supplémentaires suivantes sont applicables dans les zones  à risque particulier :

  •  Le confinement des volailles et oiseaux est obligatoire, ou à défaut la pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages. Des dérogations sont possibles dans certaines conditions pour les seuls élevages commerciaux sous réserve de réduction des parcours et de validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire à la charge de l’éleveur :
  •  Une surveillance clinique quotidienne est obligatoire dans tout type d’élevage, commercial ou amateur ;
  •  Les rassemblements de volailles sont interdits ;
  •  Les lâchers de gibiers à plumes sont interdits.